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République Française

La consommation d’espaces et ses déterminants d’après les Fichiers fonciers de la DGFiP 2015

Mise à jour du 13 mars 2017 : Suite à un décalage dans les libellés de département, de nouvelles données ont été mises en ligne. Les anciennes données téléchargées sont toujours valables, à l’exception de la colonne "nom du département" (libdep).

Les Fichiers fonciers, qui contiennent des données liées au cadastre, permettent d’estimer l’évolution naturelle, agricole et forestière. Leur exploitation permet de retracer l’évolution des surfaces depuis 1994 à l’échelle des départements et depuis 2006 à l’échelle des communes

Ce rapport est élaboré pour le compte de la DGALN, bureau QV3. Il présente un état des lieux de la consommation d’espaces à différentes mailles (niveau national, régional, départemental et local), en mettant en évidence les grandes tendances et en actualisant les données fournies précédemment.

À un niveau plus local, des analyses sont présentées sur les grands enjeux de la consommation d’espaces, qu’ils soient territoriaux (zones littorales et périurbain) ou liés au type de construction (habitat ou activité).

Enfin, la dernière partie s’attache aux moteurs de la consommation d’espaces (croissance de la population, des ménages et des emplois) ainsi qu’à la densité observée sur le territoire.

La consommation de terres naturelles, agricoles et forestières a augmenté entre les années 1990 et 2008. Néanmoins, depuis 2008, la consommation d’espaces est repartie à la baisse pour atteindre 27 500 ha entre 2014 et 2015.

Cette baisse doit cependant être relativisée. En effet, l’année 2015 montre certains signes de reprise, que ce soit au niveau national ou au niveau régional. De même, la reprise de la construction qui se profile à un niveau national pourrait remettre en cause cette diminution. Il est cependant encore trop tôt pour savoir si 2015 marque le début d’une augmentation nationale ou n’est qu’une augmentation ponctuelle.

Les causes de cette consommation est multiple. On peut cependant citer deux moteurs puissants :

  • la consommation de foncier à destination des activités économiques augmente chaque année ;
  • l’habitat nouvellement construit est peu dense comparé à la construction dans les périodes précédentes.

À besoin équivalent, on consomme donc plus de foncier.

De manière générale, si des améliorations ont lieu sur la consommation d’espaces liée à l’habitat, il n’en est pas de même pour la consommation liée aux activités économiques.
Ainsi, celle-ci a augmenté progressivement. Un modèle de zones d’activités plus durable reste donc à mettre en place.

La consommation d’espaces est différente selon les territoires. En particulier, les espaces suivants peuvent être affichés comme préoccupants :

  • les espaces périurbains affichent une croissance importante de population, avec une consommation d’espaces non maîtrisée ;
  • les espaces littoraux, très attractifs. Enfin, un lien existe entre la croissance d’une commune et sa consommation d’espaces, de même qu’il existe un lien national entre la consommation d’espaces et la dynamique de construction. Cependant, la dynamique de construction est loin d’être le seul facteur de la consommation d’espaces.

Il existe donc des méthodes et pratiques permettant de diminuer drastiquement la consommation d’espaces tout en maintenant, voire augmentant le besoin de construction.

Auteur de l'article : Martin Bocquet

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